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Legislation : Tout savoir pour rouler en 125 cm3
Le 15 07 2010
Depuis le 1er janvier 2007, les personnes passant avec succès leur permis B n'ont plus de fait l'équivalence leur permettant de conduire une 125. Pour les autres, la conduite d'une 125 cm3, bien qu'accessible après deux ans de permis, nécessite de connaître les règles en vigueur à la pratique de cette cylindrée si prisée.

Avec une hausse des ventes de 125 cm3, le nombre d'adeptes de cette cylindrée ne s'arrête plus de croître ! Que ce soit pour les plus jeunes en attente de leurs 18 ans, les débutants qui veulent commencer doucement, ou encore et surtout les automobilistes lassés de leur voiture et des embouteillages, les chemins et les permis qui mènent au 125 sont nombreux.

 
Pour qui ?
 
Dès l'âge de 16 ans, la pratique du 125 est possible grâce au permis A1. Une fois le papier rose en poche, vous pourrez donc conduire une "motocyclette légère" (appellation légale) dont la cylindrée n'excède pas les 125 cm3, et la puissance 15 ch (soit 11,18 kW). L'arrivée de la majorité (18 ans) vous permettra de passer le permis moto afin de conduire des deux-roues de toutes cylindrées. Le choix d'un 125 permet d'apprendre sur un véhicule plus léger et moins puissant (pour les débutants). Depuis le 5 juin 1996, les détenteurs du permis B, pratiquant depuis plus de deux ans, peuvent également savourer les joies et les aspects pratiques des 125 cm3, pourvu que ce permis ait été obtenu avant le 1er janvier 2007.
 
 
En deux-roues, pas d'improvisation !
 
En effet, pour les permis B passés après le 1er janvier 2007, en plus d'attendre deux ans, il faudra à qui souhaite conduire une 125 faire un stage obligatoire de trois heures (en vigueur depuis le 1er janvier 2009). Car soulignons que, même si la loi l'autorise, les automobilistes n'ont pas obligatoirement les connaissances nécessaires à la conduite d'un 125 cm3. Une seule solution s'impose à eux : l'apprentissage ! La démocratisation de la conduite d'un deux-roues a amené les moto-écoles à proposer des stages de perfectionnement. Ils permettent aux futurs usagers de maîtriser l'équilibre, le freinage, les évitements, et d'assimiler les principaux réflexes de conduite à avoir en deux-roues. Les formules proposées sont très variées et couvrent une demi-journée à trois jours de cours. Outre l'apprentissage de l'essentiel, ces stages peuvent vous faire bénéficier d'une réduction du montant de votre assurance (selon les assureurs). À noter qu’un arrêté administratif devrait faire passer le nombre d’heures de formation  obligatoires à sept, pour pouvoir conduire un deux-roues 125 ou un tricycle à moteur type MP3. Seuls seront dispensés de cette formation, les titulaires du permis B avant le 1er janvier 2007, pouvant justifier un an d’assurance pour un véhicule de cette catégorie entre 2007 et le 30 juin 2010. La nouvelle formation de 7 heures prévoit 2 heures de théorie, 2 heures d’apprentissage hors circulation et 3 heures en circulation.
 
 
N’oubliez pas l’assurance
 
Dès l'acquisition de votre deux-roues, foncez chez votre assureur pour souscrire une assurance "Responsabilité civile". Cette précaution est considérée comme le minimum, afin d'assurer le conducteur, mais aussi le passager, et surtout, elle est obligatoire. Une assurance conducteur est indispensable dans le cas (malheureux) où vous auriez un accident. L'assurance prendrait alors en charge tous les frais médicaux et les préjudices financiers. Pour ceux qui souhaitent pouvoir prêter leur monture, prévoyez une garantie qui vous le permettra tout en assurant le conducteur. Enfin, pour se prémunir contre tous les problèmes possibles, la meilleure option reste sans conteste la garantie "Tous risques". Cela vous couvrira en cas d'accident que vous auriez vous-même causé ou en cas de dégâts causés par un tiers non identifié.
 
 
À deux, c'est tellement mieux !
 
La loi autorise le transport d'un passager lorsque le véhicule s'y prête ; or, la grande majorité des machines proposées, scooters ou motos, permettent à un passager de s'installer derrière le conducteur. Seul le transport d'un enfant de moins de 5 ans nécessite un siège adapté même si cela n'est pas recommandé. Afin d'être en règle, vérifiez que le passager peut être transporté à califourchon sur le siège qui lui est réservé, et qu'il peut accéder aux poignées de maintien et aux repose-pieds. Une fois faites ces vérifications, le choix du passager et de la destination resteront vos seules préoccupations !

 
Le stage de formation 125 cm3
 
Un décret du 23 décembre 2006 instaure depuis le 1er janvier 2009 une formation obligatoire de 3 heures pour tout titulaire du permis B depuis le 1er janvier 2007 désirant conduire ce type de motocyclettes, conformément à la décision du comité interministériel de la sécurité routière du 6 juillet 2006. Un arrêté du 27 novembre 2008 précise le contenu de cette formation, que chaque formateur pourra adapter aux besoins spécifiques de son élève. À l'issue de la formation, le responsable de l'école de conduite délivre une attestation de formation à l'apprenti conducteur et en adresse un exemplaire au préfet. Celui-ci délivre alors un nouveau permis de conduire portant l'autorisation de conduire une motocyclette légère, valide uniquement sur le territoire français. Cette formation de 3 heures sera dispensée dans une école de conduite ou une association agréée. Elle peut être suivie dans le mois précédant la date anniversaire des deux ans de permis B. Tout conducteur concerné par cette mesure ne respectant pas cette règle est passible d'une contravention de 4e classe d'un montant de 135 euros et d'un retrait de 3 points sur son permis de conduire.
 

 
L'assurance en question...
 
Les garanties les plus répandues
• Tiers simple et responsabilité civile : c'est la formule minimale requise. Elle couvre les frais occasionnés par des dommages causés aux autres usagers. Il n'y a pas de franchise dessus.
• La protection juridique : la défense et le recours sont proposés dès le tiers simple dans la plupart des compagnies d'assurance. Ces garanties viennent couvrir les frais de défense de l'assuré en cas de poursuites.
• L'assistance dépannage : elle autorise une prise en charge de votre véhicule en cas de panne ou d'accident. Cette garantie n'est pas toujours disponible dès le tiers simple, mais peut se contracter en option.
• Bris de glace : généralement disponible à partir des formules de moyenne gamme, cette garantie est souvent soumise à une franchise, mais ne peut pas entraîner de réduction du bonus.
• Vol, incendie, attentat ou catastrophe naturelle : c'est une option qui complète le tiers et couvre tous les événements exceptionnels.
• Tous risques : c'est la protection la plus complète, qui couvre tout type de dommages accidentels, sans se soucier de la responsabilité.
 
 
Qu'est-ce qu'une franchise ?
 
Une franchise est une somme d'argent restant à la charge de l'assuré, prévue dans le contrat d'assurance pour le cas où survient un sinistre. C'est la part de dommages que l'assuré doit assumer seul. Elle peut recouvrir plusieurs formes : en cas de franchise individuelle atteinte, les montants supérieurs sont pris en charge intégralement (c'est malheureusement assez rare) ; plus répandue, la franchise "déduite" est ôtée du montant indemnisable ; enfin, il est possible de négocier une franchise moins élevée, mais c'est en général en contrepartie d'une cotisation annuelle plus importante.
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