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Gilera ou l’esprit Racing dans les gênes (2)
Par Vincent Girard Le 10 05 2010
Si Gilera s’est spécialisé depuis le début des années 90 dans les deux-roues de petite cylindrée, la marque italienne a renoué quelques années plus tard avec les 125 cm3. En matière de scooter, le Nexus est un sérieux concurrent sur le marché, disponible en 125, 300 et 500 cm3. Plus puissant encore, le GP800 reprend les codes Racing qui ont fait le succès de Gilera. Enfin, le Fuoco 500 est un trois roues qui fait figure de véritable ovni.

C’est en 2001 que le pilote de la République de Saint-Marin, Manuel Poggiali, a définitivement replacé Gilera sur le devant de la scène sportive en remportant le championnat du monde pilote 125 cm3. Un titre que la marque aux deux anneaux conservera les deux années suivantes. Aujourd’hui, Gilera capitalise sur ses succès en proposant des scooters racés dont le design rappelle l’esprit de compétition. Présentation de la gamme Nexus, du GP800 et du Fuoco 500.
Un trio gagnant : Nexus 125 ie, 300 et 500 cm3
© Photo Service -  Redaction

La gamme Nexus, c’est un peu le meilleur de Piaggio réuni dans un scooter. Filiale du groupe italien, Gilera propose en effet trois versions de différentes cylindrées de son Nexus. Le 125 (3 999 euros) profite depuis 2009 d’une motorisation à injection électronique. Un plus indéniable pour cette version qui gagne donc en puissance et en économie de carburant, tout en conservant ses qualités routières. Les lignes sportives du Nexus 125 ie ne sont donc pas qu’une façade. Le profil de la selle qui favorise une position sportive mais confortable est là pour le prouver. Sous cette même selle, il est possible d’y ranger un intégral et un jet.

Le Nexus 300 (4 999 euros) a également su évoluer ces dernières années pour gagner 34 cm3 en 2008 et passer ainsi d’un 250 à un 300 cm3. En plus de cette évolution moteur, le Nexus 300 bénéficie désormais d’une jante avant 15 pouces. L’instrumentalisation ultra complète avec ordinateur de bord est un must du genre et le coffre offre le même espace que sur le 125. Enfin, la conduite est à la hauteur des prestations attendues sur un sportif GT.

Dernier représentant des Nexus, le 500 cm3 (6 710 euros) est quand à lui un monstre de puissance de plus de 40 ch. Apparu en 2006, il a enfin permis au T-Max de trouver un concurrent à sa hauteur. Affiché à seulement 195 kg, il offre un rapport poids/puissance imbattable. Et même si les rangements ne sont pas sa priorité (petit coffre sous la selle), le Nexus 500 n’est pas un utilitaire et joue avant tout la carte de la sportivité. Comme en atteste la possibilité de configurer l’assiette pour adapter la conduite aux goûts du pilote.

GP800... Au delà de la raison !
© Photo Service -  Redaction

Comment évoquer le GP800 (9 499 euros) tout en restant raisonnable ? Impossible, tellement le plus puissant des Gilera repousse les limites de la catégorie. Sous le châssis qui tente timidement de le cacher, on retrouve en effet un bicylindre de 850 cm3 en V calé à 90° à 8 soupapes et refroidissement liquide. Ce bloc emprunté à la Mana d’Aprilia est placé longitudinalement et affiche pas moins de 75 ch et un couple de plus de 76 Nm. Bref, assez pour en faire le plus puissant scooter vendu sur le marché. Une puissance qui, en plus des 245 kg de l’engin, exigera donc de l’expérience et de l’humilité de la part du pilote.

En ville, le GP800 s’avère plutôt agile grâce notamment à un recentrage des masses effectué par les techniciens italiens. Les suspensions sont aussi bien adaptées pour une circulation urbaine que sur les grands axes routiers. Question confort, on apprécie particulièrement le tablier très protecteur, tandis que le coffre sous la selle peut accueillir un casque intégral. Pour 2010, Gilera lui offre quelques retouches esthétiques supplémentaires dont un saut de vent fumé, une protection de fond de coffre en tapis Néoprène, un fourreau de fourche, un bras oscillant noir mat, des jantes noir brillant, des poignées de maintien passager noir brillant et un disque de frein couleur or à l’avant. Le tout dans une livrée noir et blanche somptueuse.

Fuoco 500... Un ovni rock and roll !
© Photo Service -  Redaction

Certes c’est un trois roues, mais difficile de dire pour autant que le Fuoco 500 (7 860 euros) est un rivale du MP3. D’abord parce qu’ils appartiennent tout les deux au même groupe (Piaggio), mais que le Fuoco adopte un style diamétralement opposé au célèbre trois roues italien. Sa face avant est totalement novatrice avec une ligne plongeante et deux phares en formes d’orbites autour du nez, équipé lui d’une veilleuse centrale. Dans les entrailles de la bête, on retrouve de nombreuses caractéristiques du MP3 (cadre tubulaire en acier, roue arrière de 14 pouces, tableau de bord, système de verrouillage de l’inclinaison, frein à main, etc.). Question rangement, le Fuoco s’en sort plutôt bien avec son coffre sous la selle qui offre largement assez de place pour un intégral.

Pour la propulsion, le Fuoco peut compter sur un bloc de 492 cm3 4 temps à double allumage, 4 soupapes, injection électronique et refroidissement liquide. La puissance maxi atteint 40 ch à 7000 tr/min tandis que le couple offre en pointe 42 Nm à 5 500 tr/min. Suffisant pour emmener l’engin à 150 km/h. Pour la prise en main, le pilote devra compter avec les 238 kg du Fuoco. Un poids qui appellera à une vigilance certaine, même si les deux roues avant pourront corriger les petites erreurs de trajectoire. Bref, une version Rock’n roll du MP3 pour ceux qui en veulent encore plus.

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